Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 19:10

Polémique sur les radars routiers ou sur les images choc des paquets de cigarettes, nouvelle campagne sur la recherche sur le cancer ou recommandations des autorités sanitaires concernant la consommation de fruits et légumes, nous entendons tous les jours des messages visant à modifier notre comportement.

Cette communication pour le changement de comportement (CCC) ne se limite pas à l’information et la prévention mais vise bien la promotion et le maintien d’un comportement approprié pour l’individu ou le groupe.

Parler de comportement c’est parler de manière d'être, d'agir ou de réagir des êtres humains, d'un groupe, mais aussi de leurs attitudes et de leurs conduites (Larousse).

Changer de comportement c’est ainsi modifier toutes ou une partie de ces manières, attitudes et conduites.

La communication pour le changement de comportement renvoie à « l'ensemble des interactions participatives entre individus et au sein des groupes ou communautés ainsi que des actions de communication dirigées vers eux en vue d'opérer un changement volontaire du comportement individuel et des normes sociales, s'il y a lieu, dans le but d'améliorer le bien être de l'individu, de la communauté, de la société »  (Impact de la publicite sur le changement d'attitudes des individus envers le sida).

Ce changement suit un processus progressif, depuis la prise de conscience du « problème » ou du « risque », jusqu’à la confirmation du nouveau comportement puis à son renforcement.

La CCC s’appuie notamment sur les étapes de ce processus pour diriger des actions ciblées. A chaque étape sa stratégie.


 

La CCC s’appuie donc sur plusieurs canaux et stratégies selon ces niveaux afin de concevoir des messages pertinents ayant le plus de chance d’atteindre l’auditoire cible. Ainsi, au premier niveau, toute entité qui envisage de mettre en place une action de CCC se demande comment provoquer cette « prise de conscience » pour déclencher une nouvelle attitude.


Peur et persuasion


« La persuasion, dans sa définition la plus basique […] a pour objectif de modifier les attitudes et, au-delà les comportements. […] Une communication persuasive efficace (quels effets sur les attitudes et/ou les comportements ?) serait dépendantes des variables source (qui ?), message (quoi ?), public (à qui ?), canal emprunté, et de leurs interactions. » (Fabien Girandola, Psychologie de la persuasion et de l'engagement, 2003)


Pour Rogers si quelqu'un est confronté à un événement menaçant, il commencera par évaluer la menace (repose sur l’estimation de la gravité et la perception de sa vulnérabilité, ex : fumer provoque des cancers), puis les réponses sollicitées (repose sur la croyance en l'efficacité des comportements à conjurer la menace et l'auto-efficacité, ex : possibilité de se faire aider avec des patchs).

 

Modèle de la motivation à la protection. D'après Rogers (1983)


Ainsi, la peur et l’émotion peuvent se révéler efficaces dans la modification des comportements d’un individu en révélant chez lui la réelle menace à laquelle il s’expose s’il n’adopte pas les sollicitations de l’émetteur. Pour autant les recherches sur les relations entre peur et persuasion n’aboutissent pas forcément à des conclusions identiques, de la même manière que certaines campagnes publicitaires remportent un franc succès et d’autres se soldent par un échec.

Dans les campagnes de communication pour le changement de comportement la peur est liée à l’anticipation, au fait d’imaginer ce qui pourra se produire à partir des éléments qui nous sont donnés, d’où le recours à des images chocs comme pour les campagnes de santé publique ou de sécurité routière (« Buzzer n’est pas (forcément) choquer »).

  

Par Communiketing - Publié dans : Communication globale
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 22:00

 

L'AACC, l’Association des Agences-Conseils en Communication, organise dans quelques jours le "Rendez-Vous Publicité Communication Médias", un événement grand public dont l'objectif est d'échanger et de faire découvrir la diversité des métiers de ces secteurs en constante évolution.


"Agences Ouvertes" : 
conférences, projections, concours, expositions, rencontres

Pour ce faire, le rendez-vous se déroulera en deux temps : la soirée de lancement le 4 avril au Bus Palladium et la journée portes ouvertes le lendemain dans la trentaine d'agences associée à l'opération.

 

Consultez le site http://www.rdv-pub.com pour en savoir plus. 

 

Par Communiketing - Publié dans : Autres articles com' et marketing
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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 20:33

L'étude ANAé-Bedouk 2011 parue le 2 février dernier nous permet de faire un point sur le marché de la communication événementielle en France.

Les 635 agences entrant dans le périmètre de l'étude ont bien enrgistré une baisse de leur chiffre d'affaire en 2009 (-13,5%) mais plus de la moitié d'entres elles (54%) estiment qu'il va repartir à la hausse en 2011 ou du moins se stabiliser (35%).


Le marché en 2010

Un marché très national

Les opérations commanditées en 2010 proviennent toujours majoritairment de clients français (89% vs 84% l'an passé). 

74% des événements sont organisés en France (toujours en augmentation avec +4% depuis l'étude parue en 2009) : l'Ile-de-France reste la région où se déroulent 6 événements sur 10, suivies par les régions PACA (en légère diminution avec 13% contre 17% les deux années précédentes), Rhones-Alpes (5%), Aquitaine (4,5%), mais aussi deux destinations émergentes, le Nord-Pas de Calais (5%) et les Pays de la Loire (3%).  

Quant aux événements organisés à l'étranger, les professionnels continuent de choisir l'Espagne pour près d'un tiers des opérations et les Etats-Unis (qui font leur retour dans les destinations tendances avec 18%). L'étude précise également que les pays asiatiques comme l'Inde et la Chine commencent à émerger. 


Typologie des clients

Sans surprise il s'agit d'entreprises à 83,5% dont 46,5% pour le secteur Finance/Banque/Assurance, le reste se divisant entre les organismes publics et les associations. On note une baisse importante des événements commandités par les clients du secteur Chimie/Pharmacie/Cosmétique : 25,5% contre une moyenne de 38% les deux dernières années. 

 

Taille des événements

L'étude met en perspective la reprise des événements de taille "moyenne" en 2010. En effet, comme le rappelle le graphique ci-dessous (qui reprend les chiffres des trois dernières études ANAé-Bedouk), les événements de moins de 50 participants sont en baisse par rapport à 2009 au profit de ceux réunissant entre 50 et 500 (représentant 64% l'année dernière contre 51% en 2009), soit un retour à la situation de 2008. 

 

 

Sources

http://www.anae.org/upload/agences/pdf/EtudeANA_-Bedouk2009_SC_2.pdf

http://www.anae.org/upload/agences/pdf/Etude%20ANA_-BEDOUK2010.pdf

http://www.anae.org/upload/agences/pdf/PrezEtudeANAeBedouk2011_1.pdf

sur le blog :

Tendance événementiel, 24 mars 2009

Evénementiel : les chiffres 2009 de l'ANAé, 17 décembre 2009

 

Par Communiketing - Publié dans : Communication évènementielle
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